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CANONIERI / BELLI / AZPILCUETA - Dissertationes politicae / Praxis prudentiae politicae / Relectio cap. ita quorundam de Judaeis

A precious collection of political treaties for the last of the Valois

CANONIERI (Pietro Andrea) / BELLI (Philippe Honorius, pseud. de Giulio) / AZPILCUETA (Martín de, dit Navarrus)
Dissertationes politicae ac discurcus varii in C. Cornelii Taciti annalium libros : de monarchia pontificia et imperiali, nec non de statibus imperii, regibus, princibus et rebus publicis... [SUIVI DE] Praxis prudentiae politicae, pars secunda, hoc est, selectiores tractatus, monita, acta, relationes, et discursus pluriuarium [et] exquisitam Regiae prudentiae, [et] Principum, Rerumpublicarum, Gentiumque documenta suppeditantes universis prudentiae civilis [SUIVI DE] Relectio cap. ita quorundam de Judaeis, in qua de rebus ad Sarracenos deferri prohibitis et censuris ob id latis...
Francofurti, Matthiae Beckeri, 1610 - id., Ioannem Wolffium, 1611 - Romae, Ex Officina Accoltiana, 1580.
In-4° (215 x 158 mm), [4] ff. - 303 pp. - [1] p. bl. - [5] ff. (*4 A-Z4 Aa-Qq4 Rr1) + [3] ff. - [2] f. bl. - 292 pp. - [4] ff. (†5 A-Z4 Aa-Pp4) + [6] ff. - 43 ff. -  [5] ff. ((vi A-M4), maroquin olive, dos lisse orné au chiffre, encadrement d’un triple filet sur les plats avec armes au centre et chiffre aux angles, roulette sur les coiffes, tranchefiles chapiteau de fils bleu et blanc, tranches dorées (reliure de l’époque).

Le premier texte, première édition allemande des Quaestiones de l’érudit génois polyvalent et fécond Pietro Andrea Canonieri, parut l’année passée à Rome, s’affranchit résolument de la reconstitution des idéaux et des voies de la « cour parfaite », du discours sur le butin et des règles pédantesques du petit monde fermé de la cour et de ses oligarchies ennuyeuses, pour faire face à des problèmes plus vastes : les meilleures formes de gouvernance, le rapport entre les pratiques du pouvoir et la conception religieuse, le degré d’autonomie et de personnalité juridique de l’État absolu, l’utilité de l’histoire, le conflit entre les intérêts du Prince et le bien collectif 1.
Le second est l’édition originale de la seconde partie du « Trésor politique » bilingue (latin avec version italienne en regard) du juriste et historien slovène de langue italienne Giulio Belli dont la première partie fut publiée un an plus tôt. Tout emprunt du Tacitisme analysé dans le premier texte, Le Trésor politique, condamné par l’Eglise en 1615, expose la prudence, une « vertu pratique », c’est-à-dire qui a rapport à la praxis, à l’action, à travers de nombreuses instructions et rapports diplomatiques, des traités et divers écrits politiques sur la géographie, la vie sociale, les conditions démographiques et les systèmes de gouvernance dans de nombreux pays du monde 2. Le dernier, dû au canoniste, théologien et économiste basque-espagnol Martín de Azpilcueta, l’un des plus grands penseurs de son temps (inventeur de la théorie de la valeur-rareté bien connu des amateurs d’art), parut en 1550 à Coimbra, apparaît ici quant à lui dans sa seule et unique réédition. Totalement oublié, il doit être considéré notamment comme la première monographie consacrée à l’étude de la contrebande de guerre 3. Ces trois textes sont rares.

PROVENANCE :

  1. Azpilcueta : marque de provenance et ex-dono au titre, « Dom. S. Lud. Soc. Jesu » et « Author dono Audit P. Annibali. » L’ouvrage fut donc initialement donné par l’auteur à un père jésuite de Lisbonne. Les ex-dono du XVIe siècle sont de la plus grande rareté.
  2. Charles de Valois (1573-1650), à ses armes « De France, au bâton péri en barre d’or » et chiffre, comte d’Auvergne, puis duc d’Angoulême, comte de Ponthieu, pair de France, chevalier de Malte et prieur de la langue de France. Fils légitimé du roi Charles IX, Charles a joui de la protection de son oncle le roi Henri III et de Catherine de Médicis qui l’appelait le « petit bâtard », et lui légua les comtés d’Auvergne et de Lauraguais. Il connut une faveur croissante à la cour, si bien qu’Henri III le traita comme son fils et que dans les 15 derniers mois de son règne, il devint - avec Roger de Bellegarde - le nouveau favori, remplaçant les deux archimignons déchus, Joyeuse et Epernon. Marié à la fille du connétable de Montmorency, il se distingua sur le terrain de plusieurs batailles : Arques, Ivry, Fontaine-Française, etc. Condamné à la prison à perpétuité en 1605 pour ses intrigues avec sa demi-soeur, Catherine Henriette d’Entragues, marquise de Verneuil, maîtresse d’Henri IV, il recouvra la liberté en 1616, grâce à l’entregent de la reine-mère Marie de Médicis, mère du jeune Louis XIII. Dès sa sortie de prison, le duc d’Angoulême prit les armes au siège de Soisson, et en 1628, à celui de La Rochelle, puis continua à guerroyer sur tous les fronts : Languedoc, Allemagne, Flandres, etc. Bibliophile renommé, auteur de plusieurs ouvrages et mémoires, sa bibliothèque fut léguée par son fils Louis, comte d’Alais, au monastère des Minimes de La Guiche, dans le Charolais, d’où l’ex-libris manuscrit sur la page de titre : « ex bibliotheca minimorum guichiensium ». Les collections du monastère furent dispersées à la Révolution.

Reliure nullement restaurée, 2 premières gardes blanches (sur 3) absente, papier uniformément bruni aux deux premiers textes, petite galerie marginale sans atteinte au texte à la 2de moitié du volume.

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Sales price: 11000 €
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