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PERRAULT - Parallèle des anciens et des modernes, en ce qui regarde les arts et les sciences

One of the most important works in 17th century French history

PERRAULT (Charles)
Parallèle des anciens et des modernes, en ce qui regarde les arts et les sciences. Dialogues. Avec le poëme du siècle de Louis le Grand, et une epistre en vers sur le génie.
Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1688.
In-12° (170 x 103 mm), [20] ff. - 252 - 32 pp. - 1 f. bl. - 8 pp. (num. de 27 à 34 par erreur) - [1] f., veau granité, dos à 5 nerfs orné, tranches granitées (reliure de l’époque).

Édition originale de ce célèbre ouvrage à l’origine de la Querelle des Anciens et des Modernes. C’est en raison de la polémique suscitée par sa lecture du Siècle de Louis le Grand (1687) à l’Académie Française que Charles Perrault décide de publier son Parallèle, moins pour répondre aux diverses critiques que, comme il le précise dans sa Préface, pour « désabuser ceux qui ont cru que mon Poëme n’estoit qu’un jeu d’esprit, qu’il ne contenoit point mes véritables sentimens ». De fait, il maintient dans son œuvre en prose que si « les Anciens sont excellents, comme on ne peut pas en disconvenir, les Modernes ne leur cedent en rien, & les surpassent mesme en bien des choses ». Ce premier tome du Parallèle – 3 autres tomes seront publiés en 1690 (l’éloquence), 1692 (la poésie) et 1696 (diverses matières : l’astronomie, la géographie, la philosophie, etc.) – est assez logiquement consacré aux arts et aux sciences. En effet pour servir la cause des Modernes il est plus judicieux de commencer par évoquer les incontestables progrès techniques et scientifiques dus à l’accumulation du savoir humain au fil des siècles. En même temps le traitement de faveur accordé à l’architecture, considérée comme le premier des beaux-arts, s’explique par l’intérêt ancien de Charles pour l’art de bâtir, à qui, s’il faut le croire, il doit sa carrière. Le tome inaugural met en scène trois personnages (le président, l’abbé et le chevalier) qui décident de se rendre à Versailles en l’absence du roi. Après un premier dialogue sur la prévention en faveur des Anciens (pp. 1-107), Perrault en vient au parallèle proprement dit sur les beaux-arts (pp. 109-252). Celui qui avait été chargé de surveiller les bâtiments royaux et en avait conclu les marchés d’adjudication ne peut que faire la part belle à l’architecture (pp. 110-176) et à Versailles, magnifique condensé « de beautés toutes nouvelles ». Passeront ensuite en revue la sculpture (pp. 176-198) puis pour finir la peinture. Malgré la trêve de 1694 officialisée par l’embrassade de Boileau et de Perrault, chefs des deux partis, la querelle s’internationalise à la fin du XVIIe siècle et la « Querelle d’Homère » va alors enflammer aussi bien Paris que Londres et Naples 1.

Charles Perrault (1628- 1703), homme de lettres, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye, contrôleur général des Bâtiments du roi, chancelier de l’Académie française, fut le chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes.

Exemplaire avec le feuillet d’errata qui manque souvent ; habile restauration à la coiffe inférieure, biffures au titre.

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Sales price: 4500 €
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