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Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis

Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis
Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis
Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis

Sumptuous missal of the imperial then royal chapel of the Tuileries

Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis.
Lugduni, Amatum de La Roche, 1771.
In-f° (387 x 263 mm) de 92 - 676 - clxxxii pp. - [1] ff. et [1] f. de pl. en frontispice, maroquin rouge, dos à 6 nerfs orné, encadrement d’une large dentelle aux petits fers sur les plats avec armes au centre surmontées au plat inférieur d’un phylactère, roulette sur les coupes, frise intérieure, gardes de tabis bleu ciel, tranches dorées, pièces de maroquin rouge ajoutées au dos et au centre du plat supérieur, coussinet de soie brochée et fil d’argent supportant de larges signets de soie, douze onglets de soie collés (reliure légèrement postérieure ?)

Ce missel d’autel, exécuté sur ordre de l’archevêque de Lyon Antoine de Malvin de Montazet, illustré en taille-douce d’un frontispice dessiné par Delamonce et gravé par Daudet de Lyon, d’une vignette au titre et d’une vignette aux armes de l’archevêque, est orné d’une reliure en maroquin à large dentelle réalisée entièrement aux petits fers. Cette reliure qui peut sembler contemporaine de l’ouvrage notamment dans le décor à la dentelle des plats bénéficie cependant au dos d'un décor singulier qui rappelle peut-être plus le directoire. 

Le présent ouvrage, d'importance historique, fut probablement commandé ou rapporté par le cardinal Fesch, oncle de l'empereur, désigné comme son grand aumônier en 1805, afin de servir dans la chapelle impériale des Tuileries. Il porte sur le plat inférieur, révélé par la suppression d'une pièce de masquage, les armes de l'empereur surmontée d'un phylactère supportant l'inscription : « CHAPELLE IMPERIALE » ainsi qu'au dos l'aigle impérial répété deux fois. A la Restauration, les aigles au dos, les armes impériales sur les plats, furent masqués par des fleurs de lys. Le missel impérial put donc continué à servir pour l'office dans une chapelle devenue royale.

Le dernière garde, qui présente des traces de collage antérieure, porte un feuillet manuscrit à l'encre brune d'une seule main inscrit d'une prière à l'empereur :

Oremus

Deus regnorum omnium et gallicani maxime protector imperii da servo tuo imperatori nostro napoleoni, triumphum virtutis tue, scienter excolere ; ut qui tua institutione et princeps tuosit sempe[r] munere, potens ; per christum dominum nostrum ; amen.

Bien qu'il puisse sembler étonnant de trouver en la chapelle impériale des Tuileries à Paris un missel du rite lyonnais, il ne faut pas oublier que le grand aumonier de l'empereur n'était autre que le primat des Gaules et que le cardinal Fesch était pour le moins fortement attaché à son archevêché de Lyon que jamais il ne voulut quitter, osant même de refuser celui de Paris.

L'impératrice Joséphine assistait chaque jour à l'office dans la chapelle, Napoléon quant à lui, chaque dimanche.

Ordonné prêtre en 1785, Joseph Fesch (1763-1839), demi-frère de Letizia Bonaparte, mère de Napoléon, abandonna durant la Terreur la condition ecclésiastique qu’il reprit après le Concordat pour mener dès lors une carrière fulgurante, par la faveur de son neveu devenu Premier consul puis empereur : il fut fait archevêque de Lyon, primat des Gaules et cardinal (1802), chargé de négocier à Rome la venue du pape pour le sacre impérial, grand aumônier de l’empereur en 1805, sénateur, coadjuteur de l’archevêque de Ratisbonne, pair de France durant les Cent-Jours... Habité cependant par une foi sincère, il conserva une certaine liberté vis-à-vis du régime et fut un temps privé du titre de grand aumônier. Réfugié à Rome en 1814 puis en 1815, il rendit des services à Napoléon Ier exilé à Sainte-Hélène, se chargeant avec Letizia Bonaparte de lui envoyer un médecin et un aumônier.

OHR 2652, variante du fer 7 (92 x 71 mm) ; mouillure relativement pâle sur la moitié du dos et sur le plat inférieur, déchirures ou/et manques à quelques signets et onglets de soie.

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