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[ANONYME] - Le trépassement de la Vierge Marie

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Whoever carries this tiny "livre bleu" of bad death will not die

[ANONYME]
Le trépassement de la Vierge Marie, contenant ses litanies et plusieurs oraisons à son honneur
Troyes, Garnier, s. d. [Garnier entre 1765 et 1814]
In-32° (79 x 49 mm), 94 pp. - [1] f. bl. (A-F8), cartonnage éditeur avec couverture de papier à la colle, tranches marbrées de rouge (cartonnage de la deuxième moitié du XVIIIe siècle)

Célèbre « livre bleu » de piété non répertorié dans Morin dont l'approbation est datée à Paris du 25 février 1676. L’ouvrage est illustré d’une vignette de titre (portrait de la vierge) et de 3 gravures in-texte : crucifixion, ange au pied d’une croix, et mesure de la plaie latérale du Christ. Cette dernière image a valeur d’amulette. En effet, on lit dans le texte qui l’accompagne :
« Elle a tant de vertus, que celui ou celle qui la portera sur soi, ni feu, ni eau, ni vent, ni tempête ne pourra lui nuire ; & femme qui enfantera au jours qu’elle verra la dite mesure, ne mourra de mort, soudainement en son enfantement, mais elle sera délivrée légèrement ; et tout homme qui la portera sur soi par dévotion, & en fera mention, il aura bonheur et victoire sur ses ennemis, lesquels ne pourront le grever, ni lui faire dommage. Enfin, celui qui la portera, de mauvaise mort ne mourra.» (pp. 46-47)

Comme bon nombre de livres bleus, l’ouvrage s’inspire d’éditions anciennes sensiblement remaniées : il s’agit en effet d’un extrait de Louanges à la Vierge de Martial d’Auvergne (vers 1520-1530), retravaillé et augmenté de petites pièces en vers et en prose. Quant à la gravure de la plaie du Christ, elle est inspirée, ainsi que le texte qui l’accompagne, d’une pièce gothique sur la vie de Sainte Marguerite (Rouen, vers 1570-1580). 
La veuve Garnier rééditera ce livre bleu, l’augmentant de nouvelles pièces et d’une seconde image de la plaie du Christ. 
Source : POUSPIN, Marion. « Conclusion générale», in Publier la nouvelle : Les pièces gothiques, histoire d’un nouveau média (xve-xvie siècles) [en ligne]. Paris : Éditions de la Sorbonne, 2016 

La Bibliothèque bleue (qui doit son nom aux couvertures bleues dont ces impressions étaient souvent revêtues) connaît ses débuts à Troyes dans les premières années du XVIIe siècle, sous l’impulsion des frères Oudot, qui s’associent avec la famille Claude Garnier. Littérature populaire imprimée à moindre coût, la Bibliothèque bleue connaît une diffusion sans précédent, dont la portée et l’influence sont difficilement estimables. Daniel Roche recense quelques 1200 titres jusqu’au début du XIXe siècle, imprimés principalement à Troyes, Rouen, Caen et Limoges, vendus parfois en librairie mais circulant surtout par le biais des colporteurs. 
Mais le succès de cette littérature populaire, non-régulée, inquiète les autorités. Dès le début du XVIIIe siècle paraissent des arrêts de plus en plus sévères, rappelant au principe des privilèges et régulant l’activité des colporteurs. Les Oudot sont rachetés par Garnier en 1760 ; les Garnier cessent à leur tour leur activité en 1830.

Nous n'avons trouvé qu'un seul exemplaire de l'ouvrage répertorié dans les collections publiques françaises, médiathèque de Troyes (B. Bl. 2703). Un en Belgique (Bibliothèque royale) et 2 aux Etats-Unis (University of Dayton et University of Iowa)

Frottements. Le couteau du relieur a emporté la marge en gouttière des pp. 89-94, avec quelques lettres ou parties de lettres aux pp. 89 et 92.

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