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MARAN - Batouala

MARAN -  Batouala

The first Goncourt price awarded to a black French author, beautifully inscribed to Jeanne Dété

MARAN (René)
Batouala
Paris : Albin Michel, 1921
(190 x 125 mm) de 189 pp. – [1] f., broché tel que paru.

Édition originale, un des 30 exemplaires sur vergé Lafuma, seul grand papier, avec envoi autographe signé de l’auteur : « Ma chère amie / Lorsque j’ai commencé à écrire  / ce livre, je ne pensais qu’à Bernerette. / Plus tard, pendant des mois, afin d’ / oublier Bernerette qui avait voulu qu’il  / en fût ainsi, je me suis appliqué à le  / polir. Depuis, j’ai à tout jamais oublié / Bernerette. Mais le fidèle ami que j’ai / toujours été pour vous, n’a jamais oublié / l’amie à éclipses que vous avez parfois / été pour moi. / René Maran. »  En arrivant à Paris, René Maran apprit en effet que Bernerette Dété, dont il était épris depuis 1915, avait rompu leurs fiançailles. L’épisode contribuera à inspirer son roman Un Homme pareil aux autres (1944).

Batouala, récompensé du premier prix Goncourt attribué à un français noir, plaça l’auteur au cœur des débats sur « l’émergence de la littérature nègre ». En raison de sa préface, où Maran dénonce les dysfonctionnements du système colonial et la destruction des cultures africaines, Batouala fut censuré dans les colonies françaises.

Si l’on connaît le rôle que joua Gahisto, dédicataire de l’ouvrage, dans la publication de Batouala (il en corrigea notamment les épreuves), celui de son épouse Jeanne Dété, avec laquelle Maran entretint une longue correspondance, fut également crucial : dans une lettre datée du 25 décembre 1921, l’auteur la remercie de son amitié sans laquelle, désespéré par l’échec de sa relation avec Bernerette, il aurait renoncé à diffuser son roman : « S’il y a une personne qui a été contente de mon succès, je ne peux pas croire qu’elle ne s’appelle pas Madame Gahisto. » Jeanne Dété, en outre, serait intervenue auprès de son père, le graveur Eugène Dété, dans le cadre de la présentation de Batouala au prix Goncourt : « Madame Gahisto voudra-t-elle être assez aimable pour me faire recommander par M. Dété aux trois “greniéristes” amis de ce dernier ? » ; Scheel, Charles W. « Quelques précisions sur la publication de Batouala (1921) à la lumière de la Correspondance Maran-Gahisto (2021) ». Continents manuscrits, 17. 2021

On joint, du même auteur :
Djouma chien de brousse, Paris : Albin Michel, 1927, (181 x 124 mm), 253 pp. – [1] f., broché tel que paru. Édition originale (mention factice de 7e mille sur la couverture). Exemplaire du « service de presse » avec envoi autographe signé de l’auteur à Berthe Dété : « A Madame Berthe Dété, / en témoignage de ma vieille et sincère amitié. / René Maran ». Fille du graveur Eugène Dété, Berthe Jeanne Amette DÉTÉ (1886-1960) est la sœur aînée de Jeanne Flore Alexandrine Dété et Bernerette Dété. Petites déchirures marginales à la couverture, petite tache brune au dos. Papier légèrement jauni.

 

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