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SUAREZ - Opus de triplici virtute theologica, fide, spe, & charitate

SUAREZ - Opus de triplici virtute theologica, fide, spe, & charitate

Important treaty bound in morocco with the coat of arms of the bishop of Lodève

SUAREZ (Francisco)
Opus de triplici virtute theologica, fide, spe, & charitate in tres tractatus pro ipsarum virtutum numero distributum.
Lyon : Jacobi Cardon et Petrus Cavellat, 1621.
In-f° (362 x 240 mm), [8] ff. - 498 pp. - [16] ff., maroquin rouge, dos à six nerfs orné, encadrement d’un double filet sur les plats avec armes au centre, filet pointillés sur les coupes, tranches dorées (reliure de l’époque).

Rare édition originale ou du moins officielle car bénéficiant à l’inverse de celle de Paris à la même date et à l’adresse d’Edme Martin (Edmundi Maritini) d’un privilège en bonne et due forme. Elle est illustrée au titre d’un large encadrement gravé sur cuivre présentant notamment le portrait de l’auteur. Ce traité sur les trois vertus fut publié à titre posthume 4 ans après la mort de l’auteur, édité par le P. Alavarez. Ce serait son dernier ouvrage, resté manuscrit. Cependant, les disputationes IX-XI proviendraient d’un autre travail manuscrit antérieur vers 1590-91, qu’Alvarez appelle « Prima lectura » d’ou un défaut d’unité qui entraînerait une contradiction entre les disput. IX et XIX 1. Suarez y aborde au regard des trois vertus théologales un grand nombre de sujets dont à titre d’exemple le droit international, le droit des gens ou encore le droit de la guerre.

Francisco Suarez (1548-1617), jésuite espagnol de la célèbre École de Salamanque, est considéré de son vivant comme le plus grand philosophe et théologien de l’époque et généralement comme l’un des plus grands scolastiques après Thomas d’Aquin. Il reçoit le surnom de Doctor Eximius (‘Docteur extraordinaire, exceptionnel’). Fondateur de la philosophie moderne de la loi et en particulier de la loi des nations, après sa mort, ses écrits sur le droit naturel continuent d’exercer une influence considérable, notamment sur certains des principaux philosophes du XVIIe siècle, entre autres Grotius, Descartes et Leibniz. En particulier, les Méditations sur la philosophie première de René Descartes (1641) empruntent quelques éléments à ses travaux de métaphysique. Par ailleurs, le pape Benoît XIV pensait que Francisco Suarez était l’une des deux lumières d’Espagne, avec Vélasquez.

PROVENANCE :

  1. Jean de Plantavit de La Pause (1579-1651) avec ses armes à la devise « In navi Noae natus ut plus sapias ». Les Plantavit de La Pause descend des Strozzi, famille illustre de Toscane. Le cardinal de Joyeuse, ambassadeur à Rome, le recommande à Marie de Médicis comme aumônier à la cour au moment où Henri IV venait d’être assassiné. Élisabeth de France qui devient infante d’Espagne en 1615, le choisit pour grand aumônier. En 1625, il est nommé évêque de Lodève (Hérault). Il est resté célèbre pour sa politique de « grands travaux » (reconstruction d’églises ruinées notamment), son diocèse ayant été particulièrement touché par les guerres de religion. Mais il fut surtout l’artisan infatigable de la restauration de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève, dont il finança sur sa cassette personnelle la reconstruction des voûtes de la nef. Proscrit par Richelieu au moment de l’affaire de Montmorency, il se réfugie en Avignon et enfin absous, il regagne son siège épiscopal de Lodève. A la mort de Jean de Plantavit de la Pause, sa bibliothèque fut achetée par son successeur, l’érudit François du Bosquet (1605-1676). Devenu évêque de Montpellier, celui-ci transporta dans sa nouvelle résidence sa précieuse collection de livres imprimés et manuscrits, qui, à sa mort, passa au suivant, son neveu et successeur :
  2. Charles de Pradel (1644-1696) avec inscription manuscrite au titre : « ex libris bibliotheca D. D. Caroli de Pradel epi[sco]pi Monsp[eliensis]». Charles de Pradel succède en 1676 à son oncle au siège de Montpellier. Pendant son épiscopat il fait modifier le palais épiscopal et y installe une riche bibliothèque. Il réorganise également le clergé de son diocèse et fait fermer en 1682 le dernier temple protestant encore ouvert à Montpellier où il meurt en 1696.

Manque à la coiffe de tête, taches, dos légèrement foncé, papier plus ou moins bruni, fine mouillure marginale peu étendue un peu plus présente en début et fin d’ouvrage.

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