Ce site utilise des cookies ou autres technologies similaires uniquement à des fins statistiques. En savoir plus

J'ai compris
Mon panier
user-icon

[ANONYME] - Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies

 [ANONYME] - Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies
 [ANONYME] - Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies
 [ANONYME] - Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies
 [ANONYME] - Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies

Les vers amers d'un poète condamné à l'indignité nationale

[ANONYME]
Le Chant du Lépreux [SUIVI DE] Complies
Paris : André Bonne, 1952 – id. : 1955
Deux volumes in-12° (191 x 143 mm), 125 pp. – [1] f. + 86 pp. – [1] f., brochés, couvertures illustrées ; étui de papier bleu étoilé d’or (travail de l’époque)

Éditions originales et uniques dont il ne fut apparemment pas tiré de grand papier.

Longs envois autographes à l’abbé Fernand Martin, traducteur du grec et du latin :

Pour Le Chant du Lépreux :
« À Monsieur l’abbé Fernand Martin / dont la très belle traduction poétique de l’imitation de Jesus-Christ suit des lois qui ne sont pas sans parenté avec la prosodie simple et libre de ce chant / Hommage respectueux du Lépreux inconnu »

Pour Complies :
« à monsieur l’abbé Fernand Martin / en mémoire de la vivante morte inspiratrice de cet office de l’amour chrétien qui, en ses dernières années terrestres, fit sa fervente lecture du soir quotidienne de l’Imitation de Jesus Christ / lyriquement transposée en langage français par l’abbé Fernand Martin lui-même / et en hommage de son confrère  sine nomine /exemplaire corrigé de la main de l’auteur »

On relève en effet dans Complies quelques corrections manuscrites à l’encre brune, y compris l’ajout d’un vers au poème « Collecte » (p. 56).

L’auteur anonyme du Chant du lépreux déclare dans une courte préface avoir composé ce recueil derrière les barreaux d’une prison : « Dans notre Cité moderne, les Lépreux sont les français qu’ont frappé d’ostracisme les conspirateurs triomphants d’Alger, l’An I de la République IVe. » (p.7)
Dans Complies, le poète revient sur la mort de la femme aimée peu après sa libération, événement déjà évoqué dans Le chant du lépreux.

Ces deux ouvrages sont attribués par Jean-Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire (dans le Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine consacré à La Bretagne) à Jean des Cognets (1883-1961) : journaliste, il contribua des papiers littéraires à L’Ouest-Éclair et, de juin 1940 à juillet 1944, en assura la direction politique. Pendant la période d’après-guerre, il fut condamné pour collaborationnisme à deux ans de prison et à l’indignité nationale à vie. En 1945, il se retira de toute vie professionnelle et se consacra à la poésie et à la spiritualité.

D’autres les attribuent à l’abbé Jean-Marie Desgranges (1874-1958) ; cette hypothèse nous semble moins probable au vu des détails biographiques donnés par le narrateur.

Trois exemplaires en France : (BnF Tolbiac et Arsenal, Moulins). Deux à l’étranger (Montréal, University of Illinois).

Frottements et décolorations à l’étui, frottements sur les couvertures, petits manques au dos de Complies.

120 €
+ livraison offerte
Satisfait ou Remboursé

Satisfait ou Remboursé

cheque bancairevirement bancairecarte bancaire

Modes de paiement

Membre du Syndicat de la Librairie Ancienne et ModerneMembre de la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne
Retour en haut