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DESPORTES - Les C.L. pseaumes de David, mis en vers françois

L’apport à la Contre-Réforme et la grande oeuvre spirituelle du poète de cour du roi Henri III

DESPORTES (Philippe)
Les C.L. pseaumes de David, mis en vers François : par Philippe Desportes, abbé de Thiron.
Rouen, Raphaël du petit Val, s. d. (1603)
In-12° (152 x 89 mm), [3] ff. - 361 pp. - [1] p. bl. - [8] ff. (A-Q12), veau blond glacé, dos lisse orné à froid, encadrement à froid sur les plats, tranches dorées (reliure du XIXe siècle)

Rare deuxième édition de l’édition définitive de la traduction complète en vers des 150 psaumes de David par Philippe Desportes illustrée d’un titre-frontispice de Léonard Gaultier. Elle renferme 161 pièces dont 2 inédites au sein des « Hymnes » et une variante 1. On considère que la première fut celle donnée par Abel l’Angelier, nouveau collaborateur désigné de l’auteur sans que l’on sache pourquoi, à qui Desportes céda son privilège le 22 février 1603 alors qu’il le céda dans la présente à Raphaël du Petit-Val le 12 mars soit moins de trois semaines après et enfin à la Veuve de Mamert Patisson le 10 avril, qui ne sont autres que ses deux imprimeurs historiques.

Cette traduction, entreprise magistrale qui occupa l’auteur pendant quinze ans, commence en 1587 par la publication de 5 psaumes puis, de 60 en 1591, de 100 en 1598. Souvent considéré comme une réponse aux travaux de Marot et de Bèze, elle est une oeuvre majeure, au moins pour la Réforme catholique. Selon François Pithou, Desportes disait s’être servi « sur les psaumes » de « soixante interprètes et commentateurs ». Il avait accès au sens original du texte par les différentes versions du texte « iuxta hebraeos » dont notamment celui de Sanctus Pagninus (Sante Pagnino, 1470-1536) parut en 1530 et dit à propos des commentaires que s’il ne devait en retenir qu’un, ce serait sans conteste celui donné peu après par Francois Vatable. Cette paraphrase en vers est donc une synthèse de ce siècle de travaux érudits et poétiques 2.

PROVENANCE : « Ex. lib. Cong. Jesu et Maria sem. cad. », mention manuscrite à l’encre brune au titre (XVIIe siècle). Congrégation de Jésus et Marie, dite des Eudistes, en son séminaire de Caen.

Petits manques aux coiffes, mouillure claire en marge haute, une petite galerie entraînant la perte d’une dizaine de parties de lettres ; Tchemerzine - II, 900 dont l’exemplaire cité, de même que celui de la BnF décrit par Barbier-Muller, possède un titre typographique et non gravé comme ici.

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