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GRASSET - A travers la Chaouïa

L'exemplaire de Youssef ben Hassan, le « Sultan des français »

GRASSET
A travers la Chaouïa
Paris, Hachette, 1911
In-12° (183 x 121 mm), [2] ff. - 231 pp. - 48 gravures réparties sur 32 planches et 2 cartes et plans h.-t., demi-basane verte, dos à 5 faux-nerfs orné avec chiffre couronné en queue (reliure de l’époque)

Ouvrage de référence sur le sujet tant en terme historique que scientifique, il débute par un bref examen de ce qui motiva l’intervention française à partir de l’été 1908 et met par ailleurs en lumière les méthodes de colonisation des européens sous couvert de développement de la civilisation. Rédigé sous forme de journal, le texte fait montre d’impartialité, l’auteur semble en effet avoir été en mesure de comprendre la psychologie des indigènes et leurs réticences envers les étrangers. Cela explique que ce territoire n’était qu’imparfaitement connu car quasiment inexploré avant l’intervention française. L’appendice, débutant à la page 183, fournit en cela de précieuses indications, notamment géographiques, géologiques, etc. Les excellentes photographies donnent aussi une idée juste du pays et de ses habitants.

Moulay Youssef (1881-1927), sultan de la dynastie des Alaouites surnommé «le sultan des français», régna de 1912 jusqu’à sa mort et fut le deuxième sultan ayant exercé pendant la période française et espagnole au Maroc. Il succéda à son demi-frère, en place depuis 1908, Moulay Abdelhafid, signataire du traité franco-marocain de Fès établissant depuis mars 1912 le protectorat français nommé officiellement « Protectorat français dans l’Empire chérifien ». Dans la foulée, son « éducation politique » fut confiée au général Gouraud. Afin d’assurer sa propre sécurité, il transféra en octobre 1912 la cour de Fès vers Rabat, devenue capitale du protectorat. C’est lui qui, le 16 juillet 1926, inaugurera avec le président Gaston Doumergue la Grande Mosquée de Paris. Le plus jeune de ses quatre fils Sidi Mohammed lui succéda sous le nom bien connu de Mohammed V.

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