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KELLERHOVEN / DUTRON - La Légende de Sainte Ursule

UNE SUPERBE RELIURE A DÉCOR HISTORICISTE PAR LÉON GRUEL


KELLERHOVEN (Franz., ed., ill. ) / DUTRON (J.B., texte de)
La Légende de Sainte Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’après les anciens tableaux de l’église de Sainte-Ursule à Cologne reproduits en chromolithographie. Planches et Texte inédits.
Paris : Chez l’auteur, Impressions lithographiques par Hangard Maugé, typographie par J. Claye, s. d. (1866)
Grand in-4° (310 x 235 mm), [1] f. - 218 pp. - [1] f. + 23 planches avec le frontispice dont la dernière sur Chine contrecollé, maroquin rouge, dos à 5 nerfs orné, large décor à encadrements, écoinçons et médaillon sur les plats, double filet sur les coupes, frise intérieure, charnières cuir, contreplats et gardes de moire vieux rouge, chemise percaline et moire (GRUEL)

Seconde édition en tout point identique à l’originale de 1860 hormis qu’elle fut imprimée non plus par Rançon mais par Claye (Bibliographie de la France, 1866, n°2905). Les planches en chromolithographies sont de Franz Kellerhoven l’éditeur ( Cologne 1814 - 1872) qui fut un des meilleurs chromolithographes à travailler en France à cette époque. 1

Cette spectaculaire reliure du relieur et collectionneur de reliure Léon Gruel est une évocation des meilleurs ateliers parisiens des années 1580-1610 et notamment celui des Ève, père et fils, relieurs respectifs des roi Henri III et Henri IV. Elle présente un décor rare à l’époque qui marie à la fois, un décor classique d’encadrements apparu au milieu du XVIe qui sera popularisé au XVIIe siècle et connu sous le nom de décor « à la Duseuil », un décor de feuillage en usage à partir du milieu de la seconde moitié du XVIe siècle ainsi qu’un décor à la plaque, ici à la fois dans ces deux et uniques types, crucifixion et annonciation, issu des reliures de pénitents d’Henri III apparues au milieu des années 1580. Un exemplaire de cette édition fut exposé par la maison Gruel à l’exposition de l’industrie de 1867 en voici le bref commentaire qui en fut fait : « La Légende de sainte Ursule, planches chromo, margées irrégulièrement, quelques-unes surtout sont pas trop mal; les cartons sont trop forts. » 2 Nous doutons que ce soit celle-ci, les rapporteurs ne faisant aucune mention du décor.

La légende d’Ursule et de ses compagnes ne débuta qu’en 1155 lorsqu’on découvrit dans une église (appelée maintenant Sainte-Ursule) une petite inscription latine gravée sur une pierre et datant du début du Ve siècle. Il était écrit : XIMV. C’est au XIe siècle que le nombre des compagnes d’Ursule, les vierges martyres, fut fixé à 11 000. Il n’existe aucun fait vérifiable démontrant que les compagnes d’Ursule était dix ou 11 000. Cependant, on croit que les gens de l’époque auraient probablement mal interprété la numération romaine trouvée près des ossements attribués aux saintes vierges martyres. En effet, on pouvait lire XIMV, ce qui signifie plutôt XI pour « onze », M pour « martyres » et V pour « vierges ». Autrement dit, l’inscription « XI Martyres et Vierges » aurait été interprétée comme étant « XI Mille Vierges ». 3

Étui absent, rares rousseurs.

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Prix de vente : 1500 €
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