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PINEL - Lettres et visions de la sœur sainte Brigide

PINEL - Lettres et visions de la sœur sainte Brigide
PINEL - Lettres et visions de la sœur sainte Brigide

Témoignage fascinant des « secours » violents de Sœur Brigide

PINEL (Michel)
Lettres et visions de la sœur sainte Brigide
s. l. n. d. (seconde moitié du XVIIIe siècle)
In-12° (141 x 189 mm), 516 pp. manuscrites d’une seule main à l’encre noire, basane verte, plat de papier chagriné, dos muet (reliure postérieure, première moitié du XIXe siècle)

Ce manuscrit inédit est un journal tenu par Michel Pinel (?- 1772), oratorien et fondateur du mouvement convulsionnaire pinéliste ; il y rend compte des visions et épreuves de la célèbre convulsionnaire de l’Hôtel-Dieu Sœur Brigide (Catherine-Françoise Moreau), qui l’accompagna pendant une longue partie de sa carrière. S’il ne fait aucun doute que l’auteur est Pinel, le manuscrit est probablement de la main d’un copiste. Nos recherches nous ont en effet permis de trouver quelques copies de ce manuscrit, notamment à la BNF et à la bibliothèque de Port-Royal, concernant la période précitée.

Datées de 1753 à 1756, ces entrées de journal témoignent de la pratique des « secours violents » : sous la prescription des saints qui sont apparus à Sœur Brigide pendant ses convulsions, elle subit des mortifications de la main de Michel Pinel. Ainsi, en 1753, il perce plusieurs fois sa poitrine d’une lame puis frappe la plaie de coups de poing. Les supplices et réactions de la sœur sont décrits avec minutie :

    Lorsque j’eus retiré la lame, le sang jaillit en l’air contre l’ordinaire : ce qui, joint aux mouvements convulsifs que la Sr avois eus dans tous le corps pendant l’opération, et autour des lèvres après qu’elle eus été faite, me persuada que j’avois percé une artère. Cette effusion de sang plus abondante qu’à l’ordinaire consola la Sr de la faiblesse qu’elle avoit éprouvée pendant l’opération. Après lui avoir laissé quelques moments de relâche, je donnai sur la croix les 50 coups de poing prescrits.

    Tout étant ainsi accompli aussi bien que nous avions pu, nous euredîmes grâce à Dieu et la Sr témoigna être bien plus contente qu’avant l’opération.  (p. 58)

Ce fascinant manuscrit, rédigé d’une main très lisible, est d’une importance capitale pour l’histoire du mouvement convulsionnaire. Il soulève notamment des interrogations sur la place de la femme et de son corps au sein du mouvement, ainsi que sur  les rapports de pouvoir entre la soeur et son «directeur de conscience», Michel Pinel, qu’elle nomme « Papa ».

Frottements sur les coins et les coupes.

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