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Armand PH... - Recueil de traits historiques et de poésies fugitives

Un intriguant manuscrit superbement relié et calligraphié

Armand PH... - Recueil de traits historiques et de poésies fugitives
 Armand PH... - Recueil de traits historiques et de poésies fugitives

PH... (Armand)
Recueil de traits historiques et de poésies fugitives, offert à Mademoiselle Eliza F… par Armand Ph...
s. l., Janvier 1812
In-4° (256 x 199 mm), [3] ff. bl. - [2] ff. - [1] f. bl. - [28] ff. - [1] f. bl., papier vélin, maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, large décor doré à l’antique en encadrement sur les plats avec chiffre « EF » couronné au centre, roulette sur les coupes, charnière cuir, roulette intérieure, contre-plat et garde volante de tabis bleu ornés d’une roulette, tranches dorées (reliure de l’époque).

UN INTRIGANT MANUSCRIT SUPERBEMENT RELIÉ
ET CALLIGRAPHIÉ, OU UNE BIEN BELLE FAÇON DE FAIRE LA COUR À UNE DEMOISELLE

Le manuscrit se divise en trois parties :
La première est destinée, l’auteur ne s’en cache pas, à attendrir le coeur d’Elisa. Elle débute par un long poème de Legouvé sur les femmes puis continue sur des faits historiques tirés de Beauregard (L’honneur français), Delille, Lantier, etc., vantant les actes de bravoure, de clémence, de générosité, d’héroïsme et de courage, presque tous à la gloire de l’Empire, de ses hauts représentants et de l’empereur ou alors, de l’amour.
Dans la deuxième, Armand fait le récit de sa vie. Nous n’avons pu l’identifier, cependant, voici ce que l’ouvrage nous apprend sur lui : Armand PH..., né en 1784, vit sa famille ruinée par la révolution. Il s’engagea comme volontaire dans l’Armée du Nord puis, recommandé au Colonel L..., il acquit le grade de fourrier. A Luxembourg, il fit la connaissance d’un libraire de Paris avec qui il entretint une correspondance. Sa santé défaillant, il fut réformé et partit pour Paris travailler avec ledit libraire. Le colonel sollicita son oncle en sa faveur et ce dernier le recommanda au père d’Elisa, qui lui obtint finalement un poste dans l’administration. L’oncle d’Armand, M. de Bellocq, habitait Boisbeaudin (Bois-Baudin) près de Flins dans les Yvelines. Il se dit ami du poète marseillais Pierre Dorange, et reproduit une lettre que celui-ci lui aurait adressée. Il termine par une de ses odes « Mes adieux à la vie ».
La dernière partie quant à elle, regroupe ce qu’Armand offre de lui-même à Elisa et à ses parents ; 9 pièces inédites dont 8 seraient son oeuvre (il en attribue une à l’un de ses parents) : « Avis d’une Mère à sa Fille » (50 vers), « Derniers Avis d’un Père expirant à son Fils » (68 vers), « Chanson sur la Naissance du Roi de Rome Faite le matin même de sa Naissance » (32 vers), « Baptême de Roi de Rome » (54 vers), « Sonnet » (14 vers), « Stances » (20 vers), « A la Mémoire du Mal Duc de Montebello, vers proposés pour être mis sur son tombeau » (6 vers), « Elégie Faite par un de mes Parens » (21 vers), « Elégie sur la mort de M. L. Bouillye Curé de Soissons » (30 vers).

Le chiffre couronné suppose que la dédicataire non identifiée, Elisa, soit issue de la « noblesse » d’Empire. La calligraphie est, en outre, d’une très grande qualité et d’une régularité exemplaire.

Quelques taches sur les plats, un coin très légèrement frotté, petite fissure en tête et queue de mors (quelques millimètres), quelques rousseurs

Prix de vente : 1600 €
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