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GUÉRIN - L’Homme intérieur 1901 - 1905

L'exemplaire Louis Barthou en reliure doublée de Marius-Michel de la dernière oeuvre de Charles Guérin


GUÉRIN (Charles)
L’Homme intérieur 1901 - 1905
Paris, Mercure de France, 1905.
In-12° (189 x 133 mm), 186 pp. - [1] f. - [2] ff. bl. et [3] ff. dont 2 manuscrits et 1 bl., maroquin bleu doublé du même, dos à 4 nerfs sautés, filet intérieur, doubles gardes, de soie bleu ciel à motif répété puis gardes colorées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés reliés in-fine (MARIUS MICHEL, reliure de l’époque).

Édition originale, un des 15 exemplaires de tête, ici sur Hollande, agrémenté d’un poème autographe signé de l’auteur (1 p. in-12°), pièce XXV du présent recueil :

[...] J’ai fait en vain le tour de toutes les sagesses
Et de tout le plaisir :
Les livres m’ont déçu, je suis las des caresses,
Et je voudrais mourir.
Mais, si fort que mes jours au fuseau de la Parque
Soient filés de chagrins,
Je ne faiblirai pas à ce point que j’en marque
Le terme de mes mains.

et d’une lettre sur papier de deuil (2 pp. in-12°) de son père, Edouard Guérin, datée du 12 octobre 1909, adressée à Louis Barthou, dans laquelle il le remercie pour les termes chaleureux avec lesquels il a récemment loué son cher fils et pour l’amour qu’il porte à ses oeuvres puis l’invite à l’inauguration du monument élevé en son honneur par ses amis.

Charles Guérin (1873-1907) publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895, trois recueils marqués par l’influence du poète symboliste belge Georges Rodenbach qui préface le premier des trois recueils. Il fait également de nombreux séjours à Paris, où il fréquente les cercles poétiques et littéraires, en particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé, qui préface Le Sang des Crépuscules. Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la rédaction de quelques articles de critique littéraire et artistique et édite Le Cœur solitaire, Le Semeur de cendres et enfin le présent. Il collabore aussi à plusieurs revues dont L’Ermitage et fréquente de nombreux jeunes écrivains : Paul Léautaud, Maurice Magre, Paul Fort, Jean Viollis, Albert Samain, et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes. Un amour passionné et malheureux pour Jeanne Blumer, mais surtout une sensibilité irrémédiablement mélancolique et une santé fragile épuisent vite le poète, qui meurt prématurément d’une tumeur au cerveau, à l’âge de 33 ans. La sincérité, la douleur et la profondeur de son œuvre situent Charles Guérin dans la pure tradition lyrique de la poésie française, entre Symbolisme et Parnasse, à la transition des XIXe et XXe siècles.

PROVENANCE : Louis Barthou, avec son ex-libris en garde. Catalogue de vente de la bibliothèque Louis Barthou, 2e vente, 1935, n° 731 : 1400 fr.

Infimes frottements.

Prix de vente : 1200 €
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