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SIMON - [Discours de réception à l’Académie Française]

Le manuscrit autographe du discours de réception à l'Académie française d'un orateur incomparable


SIMON (Jules)
[Discours de réception à l’Académie Française]
Paris, 1876.
In-8° (209 x 172 mm), 72 ff. anopistographes montés sur onglet, manuscrit d’une seule main à l’encre brune avec biffures et corrections, annotations au crayon, demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 faux-nerfs (DAVID, reliure de l’époque).

Jules Simon élu par l’Académie française à la place rendue vacante par la mort de Charles de Rémusat, vint prendre séance le 22 juin 1876. À l’écrivain influent, l’orateur était encore supérieur, et c’est avec toute sa verve qu’il rendit hommage à son prédécesseur. Peu d’hommes ont été doués à un degré égal pour la parole publique et personne n’y a peut-être apporté autant de variété, autant de nuances, d’art, d’esprit, avec autant d’émotion et d’éloquence véritable. Jules Simon savait dans ses discours appeler à son aide, tantôt la bonne grâce et tantôt l’ironie, tantôt l’indignation et tantôt la sensibilité. Avec un organe plutôt faible, il s’imposait peu à peu, par la souplesse de la parole et la magie du talent 1.

François Jules Suisse, dit Jules Simon (1814-1896), philosophe et homme d’État, fut professeur de philosophie à l’École normale et à la Sorbonne, où son cours fut suspendu en 1851. Député en 1848, en 1849, en 1863, réélu en 1869, il fit partie du gouvernement et de la Défense nationale où il prit le portefeuille de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, qu’il conserva en 1871 jusqu’en 1873 ; président du Conseil et ministre de l’Intérieur en 1876 ; il fut révoqué de ses fonctions par l’acte du 16 mai 1877. Il fut nommé sénateur inamovible le 16 décembre 1875, et le même jour il était élu à l’Académie française, et reçu le 22 juin 1876 par Charles de Viel-Castel ; Jules Simon a écrit un grand nombre d’ouvrages politiques, philosophiques et d’économie sociale ; il a prononcé, tant au Parlement qu’au dehors, de nombreux discours sur ces mêmes matières ; il écrivit dans beaucoup de journaux, notamment au Siècle, au Gaulois, au Matin, au Temps ; il fut, en 1868, président de la Société des gens de lettres et avait été nommé membre de l’Académie des Sciences morales et politiques en 1863. Il fit partie de la Commission du Dictionnaire, et reçut Meilhac 2.

Charles de Rémusat (1797-1875) collabora aux Tablettes, au Courrier français, à la Revue des Deux-Mondes, au Globe, et signa la protestation contre la loi sur la presse ; il écrivit des traductions de Gœthe et de Cicéron et un roman dramatique, Abélard. En philosophie, Charles de Rémusat fut un spiritualiste de l’école de Victor Cousin ; en politique, ce fut un doctrinaire, ami de Royer-Collard, Thiers et Guizot. Sous Louis-Philippe, il fut député en 1830 et ministre de l’Intérieur en 1840 ; il appartint ensuite aux Assemblées Constituante et Législative. Proscrit au Coup d’État en 1851, il rentra en août 1852 ; il se rallia à l’Empire libéral, fut ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement de Thiers en 1872 et refusa les ambassades de Londres et de Vienne. Son échec à la députation à Paris en 1873 entraîna la chute de Thiers ; il fut élu député dans la Haute-Garonne 3.

Quelques frottements, coins frottés.

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