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Salmonii Macrini Iuliodunensis Carminum libri quatuor [suivi de] Salmonii Macrini Iuliodunensis Carminum libellus

Les rares et retentissants deux premiers recueils d’odes profanes du plus grand poète néo-latin du XVIe siècle, « l’Horace français », précurseur de la Pléiade


SALMON MACRIN (Jean)
Salmonii Macrini Iuliodunensis Carminum libri quatuor ad hilernum bellaium cognomento langium. [suivi de] Salmonii Macrini Iuliodunensis Carminum libellus.
Paris, Simon de Colines, 1530 - id., id., 1528
In-8° (168 x 106 mm), [1] f. - 76 pp. - [1] p. bl. (a-i8 k4) + [15] ff. (a8 b7, dernier feuillet blanc b8 absent), veau blond, dos à 5 nerfs orné à froid, encadrement à froid sur les plats, tranches rouges (reliure pastiche moderne)

En 1528, Jean Salmon, 38 ans, épouse sa compatriote Guillonne Boursault, fleur des jeunes filles loudunaises âgée de 18 ans. De cette muse qu’il surnomme la « rieuse », objet principal de sa poésie, nait, l’année même, un premier recueil de 24 odes en vers latins particulièrement inspirées qui le propulse, immédiatement et unanimement, au rang de maître du genre puis un second en 1530, composé de 4 livres de 28, 20, 29 et 30 pièces, qui feront définitivement de lui le « second Horace ».  On retiendra, à titre d’exemple et outre ses odes dédiées à sa femme, celles à Francois Ier, Cupidon, Bacchus ou encore à son ami Erasme.

Jean Salmon Macrin (1490-1557) ou plutôt Salmon Macrin dit Macrin, poète néo-latin, valet de chambre et lecteur du roi François Ier dès 1533, occupera ce poste de longues années, aux côtés de son ami Clément Marot mais aussi de Claude Chappuys, du traducteur Antoine Macault et du peintre Jean Clouet. Il l’occupera par la suite à la cour d’Henri II. Créateur d’une poésie personnelle d’un style conforme à l’imitation des Anciens, procédé très prisé à la Renaissance, initiateur d’une école française de poésie en langue latine jusqu’alors inexistante, Macrin est l’unique poète lyrique en vue de sa génération, profondément admiré par ses contemporains. En s’inspirant d’Horace, de Catulle, des élégiaques romains et des poètes néo-latins de la Renaissance italienne, Macrin a apporté un nouveau souffle à la sensibilité poétique de son époque et influencé plusieurs générations de poètes. Mainte caractéristique de son modèle poétique reparaîtra dans les œuvres de la Pléiade. Aujourd’hui, Macrin est reconnu être le meilleur poète horacisant qui se soit présenté jusque-là.  Le 14 juin 1550, à Loudun, Guillonne, âgée de seulement 40 ans, est emportée par la tuberculose pulmonaire dont elle souffrait depuis plusieurs années. Macrin, à jamais inconsolable, lui survivra sept ans mais n’écrira plus un vers.

Prix de vente : 2800 €
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