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[LE QUIEN DE LA NEUFVILLE] - [Histoire générale de Portugal]

Suite et fin inédite de la première histoire française du Portugal


[LE QUIEN DE LA NEUFVILLE (Jacques)]
[Histoire générale de Portugal]
S.l.n.d. (Lisbonne, entre 1713 et 1728).
Fort in-f° (32 x 21,5 cm), 1004 pp., manuscrit d’une seule main d’une écriture lisible, 25-30 l., papier vergé fin, nombreuses corrections et biffures, béquets, faux-titre et titre manuscrits ajoutés à la reliure, demi-maroquin rouge, dos lisse orné avec indication de tomaison « 3 », inscription en queue « manuscrit original de l’auteur » (reliure vers 1860).

C’est Pellisson qui, voyant en Jacques Le Quien de la Neufville les traits d’un bon historien, le poussa dans la discipline. Le Quien se proposa, dès lors, d’écrire l’Histoire du Portugal, qui manquait en français. Après de longs préparatifs consistant en une étude poussée des langues portugaises et espagnoles et de nombreuses correspondances pour tirer des archives du pays des copies ou des extraits des pièces manuscrites nécessaires à son dessein, une première partie fut publié en 1700 (Paris, Anisson, 2 vol. in-4°, 626 et 608 pp.). Les trente années d’efforts de l’auteur furent récompensées d’un grand succès et l’ouvrage fut jugé si remarquable qu’il lui procura en 1706 la place d’associé de l’Académie des Inscriptions. Les académiciens de Lisbonne jugèrent toutefois que son histoire bien qu’élégamment écrite était inexacte, reconnaissant cependant « qu’il est difficile à un étranger d’arriver jamais à cette perfection que l’on peut à peine attendre de l’élite des savants nationaux ». En 1713, Le Quien ne se fit pas prier lorsque l’abbé de Mornay, nouvel ambassadeur nommé par Louis XIV après la paix d’Utrecht, lui proposa de le suivre pour le pays dont il avait établi l’histoire sans jamais ne l’avoir visité. Dès son arrivée, sa réputation le précédant, le roi en remerciement de ses travaux le nomma chevalier du prestigieux Ordre du Christ (une copie officielle de l’acte d’entrée est jointe au présent manuscrit, 1797, 8 ff.) et le pensionnat sur le trésor royal. Cela le détermina à se lancer dans la présente continuation de l’Histoire de Portugal avec l’assurance, non des moindres, d’avoir directement accès à l’ensemble des sources originales qui lui avaient fait défaut pour la rédaction de la première partie. Gageons donc que cette deuxième partie ne puisse en être que plus exacte.

Cet unique exemplaire connu de cette continuation inédite de l’Histoire générale de Portugal commence après la mort de Manuel Ier en 1521, soit là où se termine la partie imprimée, et s’achève en 1683 par la mort d’Alphonse VI et l’accession au trône de son frère Pierre II, régent depuis 1667. Elle couvre donc 10 règnes, voyant s’achever la dynastie des Aviz, parcourant celle des Hasbourg et débutant celle des Bragance. On mentionnera parmi les grands événements de cette période, l’établissement de l’Inquisition ecclésiastique, la découverte du Japon, La bataille des Trois Rois, la fondation de l’Union ibérique, la Révolution portugaise de 1640, les victoires contres les espagnols, l’expulsion des hollandais du Brésil et de l’Angola, etc. Cette dernière nous amène à ne pas oublier la riche histoire des colonies portugaises, présentent sur les quatre continents, largement abordée ici. Une étude exhaustive permettrait peut-être de découvrir des faits inédits ou d’éclairer certains points de l’histoire du Portugal et de ses colonies.

Jacques Le Quien de la Neufville (1647-1728), d’une santé fragile, renonça à la carrière militaire après une unique campagne et s’appliqua dès lors à la philosophie et au droit avant de diriger ses études vers l’histoire. Il travailla aussi à l’histoire des postes (Origine des postes chez les anciens et les modernes, Paris, 1708) et à celle des Flandres françaises qui jamais ne parut 1. Il mourut à Lisbonne en 1728 avant de pouvoir publier ou d’avoir terminer le présent manuscrit.

La découverte d’un manuscrit ancien concernant l’historiographie d’un pays important comme le Portugal est devenue tout à fait exceptionnelle aujourd’hui.

PROVENANCE : famille d’Avezac de Castera, par descendance directe de l’auteur. La reliure fut probablement établie pour l’héritier de ses papiers, Armand d’Avezac de Castera (1835-1906), magistrat à Dax, fils d’Hector (1804-1840) et de Caroline Le Quien de La Neufville (1812-1882).

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Prix de vente : 12000 €
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