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Le Caquet des bonnes chambrieres / Histoire plaisante de la jalousie de Jennain

Le Caquet des bonnes chambrieres / Histoire plaisante de la jalousie de Jennain

Handwritten copy on vellum skin of two rare facéties

Le Caquet des bonnes chambrieres, declarant aucunes finesses, dont elles usent vers leurs maistres & maistresses. Imprimé par le commandement de leur secrétaire, maistre Pierre Babillet [SUIVI DE] Histoire plaisante de la jalousie de Jennain, sur la grossesse soudaine de Pringne, sa femme, contenant un brave discours de l’accouchement d’icelle. Le tout mis en rime & langue picarde, & envoyé par un courtisan à un autre sien amy.
Rouen, Loys Costé, s. d. (16021) - Rouen, Abraham Cousturier, s. d. (vers 1610)
In-12° (158 x 105 mm) de [8] ff. de peau de vélin+  [4] ff. de peau de vélin + [19 ff. bl.  de papier vélin, manuscrit à l’encre brune d’une seule main, maroquin lavallière à grain long, dos lisse orné, encadrement d’une frise sur les plats, roulette sur les coupes, roulette intérieure, charnières cuir, contreplats et gardes de tabis rose, tranches dorées (reliure de BRADEL L’aîné)

C’est deux satyres domestiques piquantes et curieuses furent imprimées au début du règne de Louis XIII. La présente copie date vraisemblablement du XVIIIe siècle. Elle est à rappocher des travaux du calligraphe Fiot.

La première, écrite en moyen français, aurait plagié les Chambèrières qui vont à la messe de cinq heures qui serait une reprise des Gouppillons charge misogyne qui avait fait scandale au collège du Cardinal-Lemoine. Elle fut imprimée vers 1550 mais proviendrait d’une tradition orale datant du milieu du XVe siècle. Beaucoup de pièces du XVe siècle furent imprimées au XVIe. Tous les matins, les maîtresses de maison qui n’avaient pas de puits et qui ne voulaient pas louer un porteur d’eau, envoyaient un domestique à la fontaine du quartier, sorte d’agence de presse où l’on échangeait les derniers ragots.

Ie parle à vous, mal’hereuses putains.
Par qui l’honneur d’un chacun sont estaints
Quand les blamez de vos langues infaites
Ie parle à vous, non point que m’ayez fai-
tes.
Facheries, mais à d’autres assez, [...]

Les chambrières et les nourrices n’étaient pas réputées pour leur pudeur farouche. Les actes sexuels ne sont pas montrés ; on les symbolise grâce à des gestes et des objets, en l’occurrence un goupillon avec lequel le curé paillard lance de l’eau bénite sur ses ouailles délurées. La symbolique religieuse joue des mêmes ressorts que la symbolique charnelle1.

La seconde, en moyen picard, aurait été imprimée pour la première fois en 1598 à l’adresse parisienne de Pierre Ménier, portier. Pierre Ménier, qui a exercé à Paris à partir de 1581 jusqu’en 1605 environ, participa notamment activement à la propagande ligueuse à la fin des années 80 et au début des années 90, parfois associé au lyonnais Jean Patrasson.

François-Paul Bradel dit Bradel L’Aîné, relieur de la Bibliothèque royale puis nationale et de celle des 4 Nations, neveu et successeur de Derôme le jeune, fut actif entre 1770 et 1795 environ rue St Jacques numéro 55, hôtel de la Couture.  Relieur d’importance, il est à l’origine d’une dynastie de relieurs et  laissera à la postérité même s’il n’en est vraisemblablement pas réellement l’inventeur mais plutôt l’importateur d’Allemagne, la fameuse « reliure à la Bradel ». Reliure qui dans les faits n’en n’est pas une mais bien un cartonnage.

Reliure légèrement gauchie, mors frottés, petites taches noires sur le plat inférieur.

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